dimanche, octobre 2, 2022
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« On a pris énormément de plaisir », le baroud d’honneur de David Gaudu dans les Pyrénées

Il se voyait sans doute succéder à son grand ami et coéquipier Thibaut Pinot, dernier vainqueur d’une étape qui passait par le col du Tourmalet, lors de l’édition 2019. Jeudi 15 juillet, David Gaudu a une nouvelle fois attaqué sans relâche, comme il l’a fait sur chaque étape des Pyrénées depuis dimanche.

En grande difficulté dans les Alpes, le Finistérien avait à coeur de se racheter dans un terrain de jeu qu’il affectionne. « Le Tourmalet est une de mes ascensions préférées, les Pyrénées, c’est mon massif préféré », a tenu à rappeler le Français à l’arrivée.

Dimanche, il avait tenté dans l’ultime ascension avant de voir Sepp Kuss s’envoler vers Andorre-la-Vieille (7e de l’étape). Mardi, il avait formé un duo de circonstance mais impuissant avec Sonny Colbrelli derrière Patrick Konrad (9e). Mercredi, il fut le meilleur (4e) derrière le trio intouchable et futur podium du Tour Pogacar-Vingegaard-Carapaz.

Son classement à l’arrivée, jeudi à Luz-Ardiden, est secondaire (19e), car le Français a pris la course en main, placé des coureurs à l’avant, mais a dû se résoudre comme tous à une fatalité : Tadej Pogacar voulait l’étape et le maillot à pois. Il était encore seul en tête au pied de la montée finale après avoir décroché Pierre Latour dans la descente du Tourmalet. « En bas de la descente, il y avait énormément de vent de face. Pierre n’a pas réussi à prendre ma roue », explique David Gaudu, qui se consolera avec le prix du combatif de l’étape.

Les Bretons sont connus pour avoir du caractère, David Gaudu en a décidément à revendre, toujours voilé par une sympathie contagieuse. « J’avais dit que je serais à l’attaque, on avait un plan dans la tête depuis ce matin, c’était tout pour le tout, dévoile le grimpeur de 24 ans.On sait que sur une arrivée finale, Pogacar ou Vingegaard sont peut-être plus forts que moi, donc il fallait attaquer de loin, essayer de prendre du temps avant la dernière montée. »

Désormais aux portes du top 10 (11e), le Breton ne cesse de remonter la pente à la faveur de ses échappées dans les Pyrénées. Devant lui, Rigoberto Uran (EFEducation-Nippo, 10e), était en perdition jeudi, mais compte toujours deux minutes et 17 secondes d’avance. Un écart qui semble trop important à combler lors du chrono de la 20e étape samedi. « On a pris énormément de plaisir. Il n’y a aucun regret, on a fait de belles étapes dans les Pyrénées avec l’équipe. »

Si les échappées au long cours de David Gaudu sont sans doute terminées, ce n’est pas encore tout à fait le cas de sa formation Groupama-FDJ. Réduits à quatre, les hommes de Marc Madiot ont tous mis la main à la patte pour faire exister l’équipe. « On avait à coeur de briller avec Bruno (Armirail) et Valentin (Madouas) », explique Gaudu, qui n’oublie qu’il reste une carte maîtresse pour finir ce Tour avec une victoire. « Il nous reste une dernière chance avec Stefan (Küng), qui a une petite idée sur le chrono… »

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