vendredi, septembre 30, 2022
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Nacer Bouhanni, une deuxième place pleine de promesses à Fougères

C’est l’autre résurrection de la journée : derrière Mark Cavendish, vainqueur cinq ans après son dernier succès sur le Tour, Nacer Bouhanni a accroché la deuxième place de la 4e étape entre Redon et Fougères, mardi 29 juin. Soit son meilleur résultat sur la Grande Boucle, qui était jusque-là une troisième place acquise… lundi, lors de la 3e étape entre Lorient et Pontivy.

Si certains auraient pu penser que son podium de la veille était dû à la cascade de chutes dans le final, le sprinteur d’Arkea-Samsic a coupé court au débat en terminant dans la roue de Cavendish ce mardi 29 juin.

En jambes, Nacer Bouhanni n’a pas attendu le sprint final pour confirmer sa bonne forme. Au sprint intermédiaire, le seul de la journée, le champion de France 2012 s’est mêlé à la lutte lors du sprint du peloton, passé derrière les deux hommes échappée. Résultat : une troisième place derrière Mark Cavendish, déjà. Alors à l’approche du final, quand le peloton a avalé Brent Van Moer (Lotto-Soudal) dans les 150 derniers mètres, Bouhanni est reparti à la bagarre. Mais pour la deuxième fois de la journée, il n’a rien pu faire face à la puissance d’un Cavendish retrouvé.

« Hier j’étais soulagé de ne pas avoir été pris dans la chute, surtout. Mais là c’est vraiment dommage parce que quand j’ai eu l’ouverture, c’était déjà trop tard. On savait qu’il fallait prendre à l’intérieur dans le dernier virage. Quand je fais mon effort, Cavendish a déjà pris son avance. »

Sur les terres d’Arkea-Samsic et de son manager général, Emmanuel Hubert qui a grandi à Fougères, Bouhanni est passé tout proche d’offrir une première victoire d’étape à l’équipe bretonne avant de quitter la péninsule. « Deuxième ce n’est pas premier malheureusement, mais bon le geste est là. Il faut que l’équipe conserve cette confiance. Il faut y croire », a relativisé Emmanuel Hubert au pied du bus de ses hommes, avant de se projeter : « La prochaine occasion sera à Châteauroux (jeudi) avec un beau sprint ».

« Je tiens à féliciter l’équipe et Nacer parce que c’est un gros travailleur. Pour revenir sur le Tour à ce niveau, c’est qu’il a vachement bien bossé. J’espère que ça va lui sourire. »

Car entre Nacer Bouhanni et le Tour de France, l’histoire n’a jamais été simple. Absent de la Grande Boucle depuis 2017, le triple vainqueur d’étape sur le Giro et la Vuelta court toujours après une victoire sur les routes du Tour, pour sa quatrième participation. « Nacer sur le Tour de France, ça n’a jamais été florissant, mais il ne s’est jamais autant approché qu’en 2021. On le sent fort, en confiance », a reconnu Emmanuel Hubert, avant de préciser : « Les sprints ça se joue énormément à la psychologie. Le mental, Nacer il l’a et c’est un mental de tueur. Et il a aussi une certaine zénitude qui lui sert aujourd’hui. »

À 30 ans, le natif d’Epinal va-t-il enfin lever les bras sur la Grande Boucle ? En tout cas, il ne se contentera pas de son début de Tour encourageant : « On est venus chercher la victoire, je ne me satisfais pas d’une troisième et d’une deuxième place. Il reste encore six étapes de sprinteurs ». La prochaine, c’est dans deux jours entre Tours et Châteauroux. Troisième lundi, deuxième mardi, et donc premier jeudi ?

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