vendredi, septembre 30, 2022
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Le billet sciences du week-end. La petite reine dans tous ses états !

Un peloton de cyclistes. (Illustration) (P_WEI / E+ / GETTY IMAGES)

Les 184 coureurs du Tour de France 2021 s’élancent ce samedi 26 juin depuis Brest, en Bretagne. Ils parcourront plus de 3 400 kilomètres jusqu’à leur arrivée à Paris, le 18 juillet, un exploit permis par des capacités physiques hors du commun.  

Pour parvenir à ces performances exceptionnelles, les coureurs doivent s’astreindre à un entraînement intense au quotidien. Chaque année, les cyclistes professionnels parcourent jusqu’à 40 000 kilomètres et génèrent une puissance de 400 watts en course. Ces efforts intenses vont jusqu’à modifier leur rythme cardiaque.  

Sur un peloton comme celui du Tour de France, plus de la moitié des coureurs ont une fréquence cardiaque à moins de 50. Je me souviens avoir enregistré chez un coureur suisse, Mauro Gianetti, un pouls à 27.

Gérard Porte, ancien médecin du Tour de France

La marge des coureurs est alors considérable, puisque le cœur humain peut monter jusqu’à 200 pulsations par minute.  


Le danois Mathieu van der Poel de l’équipe Alpecin-Fenix, les belges Xandro Meurisse et Jonas Rickaert durant une séance d’entraînement avant ce 108e Tour de France cycliste qui débute ce samedi 26 juin à Brest.  (DAVID STOCKMAN / BELGA MAG / AFP)

Depuis l’époque des grands champions comme Eddy Merckx ou Bernard Hinault, le cyclisme s’est bien modernisé. Désormais, le vélo lui-même est devenu un bijou de technologie.

L’aérodynamisme est étudié en soufflerie pour optimiser la position et l’équipement des cyclistes. Ceux-ci vont même jusqu’à s’épiler les jambes pour améliorer leur pénétration dans l’air. Les vélos sont quant à eux équipés de capteurs pour mesurer la puissance délivrée par chaque coureur.  

Et l’innovation ne s’arrête pas là. Certains coureurs ingèrent des cellules connectées qui permettent à leurs entraîneurs de connaître toutes leurs constantes vitales, en temps réel. Il existe même des casques stimulant l’activité cérébrale. Les capacités physiques des coureurs s’en trouvent alors décuplées.  

Photo prise dans les années 1920 du cycliste français Henri Pélissier, vainqueur du Tour de France cycliste 1923. (AFP)

Depuis sa création en 1903 pour booster les ventes du magazine L’Auto, le Tour de France est devenu un outil de promotion du vélo sans pareil. Chez les particuliers, cette pratique ne cesse de progresser. Pendant la pandémie, les ventes ont d’ailleurs bondi de 25% en quelques mois seulement.  

Ce regain d’intérêt est un enjeu de santé publique. Grâce à cet exercice physique régulier, par exemple, notre risque de développer du diabète est réduit de 40%. Le vélo devient donc un outil de lutte primordial contre les effets de la sédentarité.   

La sédentarité coûte environ 35 milliards d’euros par an. À chaque fois que l’on fait 1 kilomètre en vélo, on rapporte à la société 50 centimes d’euros, en économisant des arrêts maladies et des traitements. 

Olivier Schneider, président de la fédération française des usagers de la bicyclette 

Ces bénéfices sur la santé sont aussi valables lorsque l’usager profite d’une assistance électrique, ou même solaire. Ces nouvelles machines permettent des exploits sportifs d’un nouveau genre. Depuis le 15 juin dernier, une course à vélo solaire a même lieu à travers toute l’Europe, le Sun Trip.  

« J’ai eu l’idée de créer le Sun Trip sur un modèle Vendée Globe : un point de départ, un point d’arrivée, pas d’assistance, pas d’itinéraire imposé. Les participants sont propulsés à l’énergie solaire, qui vient recharger les batteries du vélo électrique avec des pointes pour certains à plus de 400 kilomètres sur une journée », précise Florian Bailly, le fondateur du Sun Trip.  

Les participants se trouvent actuellement en Europe de l’Est. Ils ont pour la plupart tous passé le point intermédiaire de Riga en Lettonie, et redescendent vers le Kazakhstan.  

Le vélo n’est pas le seul moyen de transport à utiliser la force musculaire, HPV, l’association Human Powered Vehicle. Des courses sont même organisées en voitures à pédale. Certaines peuvent atteindre plus de 140 km/h avec la seule force des muscles. Et sur l’eau, les pédalos sur foils peuvent se déplacer à près de 40 km/h.   

En 1993, nous avions prévu avec Nicolas Hulot de relier les Canaries aux Antilles, ça s’est terminé au milieu de l’Atlantique entre le Cap Vert et le Brésil… (GERARD FELDZER / RADIOFRANCE)

Gérard Feldzer ici en plein Atlantique, quatre jours avant son crash, où il s’est retrouvé avec deux vertèbres cassées et durant quatre heures dans l’eau. En 1993, avec Nicolas Hulot, ils avaient tenté de traverser l’Atlantique à bord de ce dirigeable biplace à pédales de 900 m3. 

J’ai d’ailleurs tenté de traverser l’Atlantique en dirigeable à pédales, avec Nicolas Hulot. Une aventure folle, qui a finalement dû s’arrêter au bout de 2 500 km, pour cause météorologique défavorable.

Gérard Feldzer, franceinfo

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